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Une start-up pour mieux respirer

Article publié le 28 décembre 2017

Avec son masque antipollution dessiné, inventé et fabriqué en France, la start-up R-PUR investit le domaine de la lutte contre les effets de la pollution de l’air.

« En France, on se préoccupe de la qualité de ce que l’on mange, on fait du sport... Par contre, la qualité de l’air que l’on respire est longtemps restée dans l’indifférence. » Au retour d’une année d’étude à Séoul, Flavien Hello, co-fondateur d’R-PUR, est saisi par le contraste avec la culture asiatique. Même constat pour Matthieu Lecuyer, l’autre fondateur d’R-PUR, à son retour du Vietnam : « Là-bas, tout le monde est équipé de masques ! ».

Installés à Paris, ils découvrent les désagréments d’un air pollué, goulûment respiré lors des trajets en deux-roues. Nez qui coule et gorge qui gratte les poussent à chercher des protections. En vain, ou presque. Un tour par les magasins spécialisés en deux-roues vient raffermir leur intuition : il existe un besoin qui n’est pas satisfait. Les vendeurs confirment : « On a beau informer les consommateurs que les masques que nous vendons ne vont pas changer grand-chose, ils les achètent quand même ! », entendent-ils en substance.

Flavien Hello et Matthieu Lecuyer décident alors de lancer leur start-up, R-PUR, avec l’intention de créer un masque qui offre une réelle protection contre la pollution de l’air. « C’est arrivé à un moment où nous étions en recherche de sens. Je travaillais dans la pub et, en fin de semaine, le bilan n’était pas dingue ! Je n’avais pas vraiment l’impression d’avoir contribué à quoi que ce soit… Aujourd’hui, je travaille tous les jours avec le sentiment de faire avancer notre société ».

Après un an et demi de recherche et développement, les jeunes entrepreneurs lancent une campagne de crowdfunding pour financer le passage à la production industrielle de leur masque. Le résultat dépasse toutes leurs espérances. En une seule journée, ils lèvent 15 000 euros. Après 29 jours de campagne, ils ont récolté 52 000 euros, soit 800 masques précommandés. Aujourd’hui, le masque est toujours en prévente, et les premiers modèles vont bientôt sortir des ateliers pour une commercialisation en décembre 2017.

« Idéalement, on voudrait que la qualité de l’air s’améliore au point que notre masque devienne inutile ! En attendant, nous avons pour projet de reverser une partie de notre bénéfice à des associations engagées dans des projets pour améliorer la qualité de l’air ».