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Écologie personnelle et préparation mentale : quelques conseils d’Isabelle Joschke

Article publié le 04 mai 2015

Les défis du sport de haut niveau sont un écho aux challenges de la vie professionnelle. Comment les gérer au mieux ? Rencontre avec la navigatrice Isabelle Joschke.

Lors de ses courses au large en solitaire, Isabelle Joschke s’est forgée une solide expérience en la matière. Cette ambassadrice de Generali nous livre sa vision de passionnée, qui aime dépasser ses limites.

Génération Responsable. Comment vous préparez-vous mentalement avant une grande échéance ?

Isabelle Joschke. J’ai quelques rituels. Le matin, par exemple, je ferme les yeux et prends cinq minutes pour faire le vide, pour éviter toute pensée parasite dès le début de la journée. C’est une manière de ne pas me laisser submerger par des choses stressantes dès le réveil. Je fais aussi régulièrement des exercices de visualisation mentale. La veille d’une course, je me projette ainsi dans le parcours, j’anticipe mentalement les choses à faire quand il y aura du vent, etc. C’est très rassurant.

GR. Comment parvenez-vous à gérer votre sommeil ?

IJ. Avant une course, je multiplie les nuits longues, même si je me sens en forme, en prévision du manque de repos à venir. Quand je n’ai pas envie de dormir, je me mets malgré tout au lit tôt et je bouquine. Cela m’aide. Le sommeil est quelque chose qui s’apprivoise. Manger léger le soir est, par exemple, essentiel. Les siestes peuvent aussi aider à récupérer. Pour ma part, j’en fais souvent une après le déjeuner. Il faut également apprendre à s’écouter : quand vous sentez que vous êtes fatigué, allez directement au lit, n’attendez pas 15 ou 30 minutes. Sinon, le sommeil viendra plus difficilement et sera moins réparateur.

 Le sommeil est quelque chose qui s'apprivoise.
 Isabelle JOSCHKE

GR. En tant que femme, quelle attitude adopter face à une concurrence quasi exclusivement masculine (par exemple, pour un poste de direction) ?

IJ. Je dirai qu’il ne faut surtout pas avoir l’air hésitante. Je trouve aussi important de ne pas laisser passer de grossièretés ou de remarques sexistes, de faire valoir ses droits et de savoir se faire entendre. En mer, il m’arrive de crier pour qu’on respecte une priorité. Et ça marche.

GR. Pour conclure, avez-vous une devise ?

IJ. Ne jamais rien lâcher, toujours tout donner, car rien n’est jamais perdu !

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