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De plus en plus de musées s’ouvrent à l’art-thérapie

Article publié le 16 janvier 2018

Si l’art favorise le bien-être, il peut aussi soigner. C’est la conviction des partisans de l’art-thérapie, qui s’invite désormais dans les grandes institutions culturelles, à Montréal ou à New York.

« Il y a un siècle, les gens n’étaient pas persuadés que le sport était bon pour la santé. Nous nous trouvons dans le même cas de figure aujourd’hui avec les œuvres d’art », explique d’emblée Nathalie Bondil, la dynamique directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), très en pointe sur ces questions. Avant de rappeler la devise de son musée : « L’art fait du bien. Mais il peut aussi soigner ».  

Quand les médecins rencontrent leurs patients au musée

Depuis 2011, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a ainsi mis en place toute une batterie de projets de recherche en partenariat avec des universités et des hôpitaux. Le musée intervient notamment sur l’autisme, la maladie d’Alzheimer, l’amélioration de la fréquence cardiaque, les troubles alimentaires, la prévention de la violence et de l’intimidation à l’école. Des « marathons santé » à destination des personnes âgées ou convalescentes ont également été lancés. Enfin, le tout nouveau Pavillon de la paix du musée canadien, qui a ouvert ses portes fin 2016, comprend en son sein un cabinet médical où les médecins peuvent rencontrer leurs patients.

Les musées en première ligne de la lutte contre Alzheimer

Les musées peuvent contribuer à atténuer ou à soigner de multiples pathologies, soutient l’Alliance américaine des musées dans un rapport publié durant l’été 2013. Cette étude d’une trentaine de pages, intitulée Comment les musées s’attaquent aux questions de santé, recense les nombreux programmes mis en place outre-Atlantique.

Leurs principaux champs d’intervention ? Les troubles de l’alimentation, l’autisme, la maladie mentale mais aussi Alzheimer, véritable fléau national. Aux États-Unis où cinq millions de personnes souffrent de cette maladie neurodégénérative, on ne compte plus les musées qui ont développé des partenariats avec les associations locales. Au programme : visites muséales guidées et travaux manuels encadrés par des professionnels de l’art thérapie.

« Meet me at MoMa »

De son côté, le MoMa de New York a lancé en 2006 un programme Intitulé « Meet me at MoMa » destiné aux malades d’Alzheimer à des stades précoces et à leurs aidants. Un après-midi par mois, l’institution de Manhattan ouvre ses portes à un petit groupe de malades et à leurs proches, à l’occasion d’une visite organisée spécifiquement pour eux.

Guidés par Amir Parsa, le directeur du projet, ceux-ci sont invités à partager leur ressenti et leurs émotions. Les retombées positives sur le bien-être des patients ont été telles que plusieurs autres musées lui ont emboité le pas.

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