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Economiser 700 milliards de dollars grâce à l’économie circulaire  

Le 05/02/2013
Economiser 700 milliards de dollars grâce à l’économie circulaire

Un rapport de la fondation Ellen MacArthur publié lors du Sommet de Davos dévoile les bénéfices de l’économie circulaire pour les biens de consommation courante.
Produire du biogaz à partir de déchets ménagers, récupérer les vêtements usagés pour en faire des matériaux isolants ou encore fabriquer des bouteilles de bière plus solides pour les réutiliser…ce sont là quelques-unes des pistes explorées par la Fondation Ellen MacArthur dans son rapport « Vers une économie circulaire - Opportunités pour le secteur des biens de consommation », rendu public lors du sommet économique de Davos il y a quelques jours.
La navigatrice anglaise, férue d’écologie, est la grande prêtresse de l’économie circulaire. Ce terme désigne une économie industrielle réparatrice, qui distingue deux catégories de matériaux: les matériaux biologiques, susceptibles de réintégrer la biosphère, et les matériaux techniques, destinés à être revalorisés sans entrer dans la biosphère.
Avec ce rapport, rédigé en collaboration avec le cabinet McKinsey, Ellen MacArthur n’en est pas à son coup d’essai : cet opus fait suite à un premier, consacré à l’économie circulaire appliquée aux biens durables, publié lors de la précédente édition du Sommet : « Vers une économie circulaire - Arguments en faveur d’une transition accélérée ». D’après ses conclusions, adopter un modèle de consommation alternatif à celui qui prévaut depuis 150 ans (extraire-produire-jeter) permettrait d’économiser jusqu’à 630 milliards de dollars en vitesse de croisière, une fois le modèle généralisé à l’ensemble des biens durables.

80 % des matériaux sans revalorisation en fin de vie
Mais l’adoption de modèles « circulaires et régénératifs » et leurs bénéfices sont plus complexes à imaginer pour des biens de consommation courante, achetés fréquemment et à bas prix. Pourtant, ces derniers absorbent 35 % des matières premières, 60 % des dépenses de consommation des ménages et 90 % de la production agricole. Dont 800 kilos de nourriture et de boisson, 120 kilos d’emballages et 20 kilos de vêtements et chaussures par an et par habitant de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Et 80 % des matériaux utilisés ne font aujourd’hui l’objet d’aucune revalorisation en fin de vie.
En généralisant les initiatives visant, notamment, à valoriser les déchets des ménages, réduire l’impact de l’industrie du vêtement sur les matières premières ou encore imaginer des emballages plus durables, ou biodégradables, ce sont donc 700 milliards de dollars par an, soit 1,1 % du PIB mondial, qui pourraient être économisés sur le seul marché des biens de consommation courante. Sans compter, souligne la fondation Ellen MacArthur, les bénéfices annexes d’innovation et de création d’emplois locaux peu qualifiés, ou encore l’instauration de liens plus resserrés avec les clients grâce à la multiplication des interactions liée à au développement d’une offre de services complète.

Pour répondre aux attentes d’entreprises de plus en plus intéressées par cette économie circulaire, « Les 100 de l’économie circulaire », un programme destiné à les accompagner dans cette transition, sera lancé en février.

Pour aller plus loin

La Fondation Ellen MacArthur
Vers une économie circulaire - Arguments en faveur d’une transition accélérée
Vers une économie circulaire - Opportunités pour le secteur des biens de consommation
 


 

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